Le Hussard

Andalousie, 1808. Le jeune Frédéric Gluntz vient de rejoindre le 4ème régiment de hussards en tant qu’officier. Pour lui, la guerre est synonyme de camaraderie, d’honneur, et de gloire. Beaucoup de gloire.
Il va vite se rendre compte que cette campagne n’a rien à voir avec les clichés qu’il imaginait naïvement. La guerre c’est la boue, le sang, la mort, et la peur. Beaucoup de peur.

Ce livre est le premier d’Arturo Perez Reverte, écrit en 1983. Plus de 20 ans après, il déclare : « Pour la réédition, il aurait été absurde de le réécrire. (…) J'ai juste corrigé les errata, éliminé des adjectifs, des adverbes, des phrases. En 1983, j'étais néophyte en matière de technique romanesque. Le constater a été amusant et très instructif. »
En effet, on peut dire qu’au moins l’auteur a une vision objective sur sa propre création.
Même si l’histoire est au début captivante, on lui trouve vite un air de déjà vu (d’ailleurs A. Perez cite lui-même Céline et son « Voyage au Bout de la Nuit » en début d’ouvrage). Ainsi qu’un manque crucial de profondeur. Certes, on se laisse emporter par la bataille, mais le livre n’est au final qu’une description d’un combat, accompagnée parfois de vagues références pseudo-philosophiques sur l’honneur ou l’indépendance.
Bref, rien de très exceptionnel. Heureusement que, depuis, l’auteur a évolué.