L'esprit meurtrier, de Philipp G. Walcott.
À 07:03 par La Livrophile, dans la rubrique Fantastique
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L'ouvrage:
Sandra Tramell est psychiatre spécialisée dans l'hypnose. Ce soir-là, elle est fatiguée, pressée de rentrer chez elle. Elle s'apprête à fermer son cabinet lorsque le docteur Jefferson, qui tient la clinique dans laquelle elle exerçait avant de se mettre à son compte, lui téléphone. Il a besoin d'elle d'urgence. On lui a amené un patient qui a fait plusieurs tentatives de suicide. Le seul moyen de l'empêcher de se mutiler est de l'endormir. Le médecin aimerait que Sandra hypnotisât ledit patient. A contrecoeur, celle-ci se rend à la clinique.
Le patient lui explique qu'il faut absolument qu'il se suicide maintenant, sinon, il souffrira. Elle réussit à le convaincre de se laisser hypnotiser, lui promettant qu'ensuite, il pourra faire ce qu'il a envie.
Malheureusement pour elle, Sandra ne tient pas sa promesse.
Alissa Hadley est une toute nouvelle recrue du FBI. Elle est placée sous la tutelle de Richard. Elle doit prendre sa suite. Celui-ci lui confie le dossier sur lequel il travaille depuis des décennies. C'est une bien étrange affaire.
Critique:
J'avais un peu peur de lire ce livre, étant donné que j'avais été déçue par "Equation à deux inconnus" du même auteur. J'ai été agréablement surprise. J'ai donc de loin préféré "L'esprit meurtrier".
La théorie de l'auteur sur les âmes est intéressante. Bien sûr, elle n'est là que pour donner corps (si j'ose dire) à l'histoire qu'il a écrite. Mais jusqu'à un certain point, on peut y adhérer. Je pense que lorsque l'on dort, une partie de cette théorie est possible: peut-être nos âmes voyagent-elles.
L'histoire est agréable à lire. On a envie de savoir ce qui va arriver, comment telle situation trouvera une issue, comment l'intrigue va avancer.
Je n'avais pas deviné où était l'âme d'Iset avent que l'auteur ne le dise.
Curieusement, je n'avais pas non plus deviné où était celle de Bakhem après qu'Alissa a voulu l'abandonner dans le désert.
J'ai également été surprise de ce qui s'est passé juste après que Bakhem a réussi à faire en sorte que l'âme de Samantha quitte le corps de celle-ci.
Tout cela montre que l'auteur a su créer une ambiance, une intrigue dont les ficelles n'étaient pas si grosses que ça, puisque je n'ai pas deviné des choses qui, avec le recul, étaient évidentes.
Malheureusement, la psychologie des personnages n'est pas très creusée. Le coup de foudre entre deux personnages est un peu téléphoné, surtout que l'un des personnages n'avait jamais imaginé tomber amoureux d'une personne du même sexe. Donc, c'est un peu gros. Bien sûr, on peut arguer que le coup de foudre est si rapide car l'un des personnages sait éveiller les sens de l'autre, et que le reste suit... Mais c'est un peu léger.
Les personnages sont assez plats, à mon avis. Ils sont simplement les instruments qui font que l'histoire est possible.
La décision de Samantha, vers la fin, est une bonne illustration de cela. Rien ne prépare le lecteur à cette décision. A la place de Samantha, peu de gens auraient soudainement décidé d'agir ainsi. La toute fin (dont Samantha devait se douter) rend cette décision moins pesante, mais tout de même...
Remarque: Presque toutes les femmes du livre ont un prénom qui se termine par un "A". Seules Iset et Kate font exception. Il est amusant que ce soit ces deux personnages qui fassent exception, d'ailleurs.
Autre remarque: On voit bien que l'auteur est un homme. Je m'explique (au risque de choquer certaines personnes): lorsqu'une fille pratique l'onanisme, si elle s'arrête juste avant l'orgasme, elle est plus frustrée qu'en extase. Et elle ne va pas s'arrêter, même pour téléphoner à la personne qui la fait fantasmer.
Ce livre m'a été offert par les éditions Quorfing.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.










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