Conduite en état Livresque

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Je suis maintenant impersonnel et non plus
Stéphane que tu as connu, mais une aptitude qu'a l'univers spirituel à se voir et à se développer
à travers ce qui fut moi.
Stéphane Mallarmé

lundi 18 février 2008

lundi
18
février 2008

Interface, de M. T. Anderson.

L'ouvrage:
L'interface, c'est vraiment très pratique. On vous l'implante dans le cerveau, lorsque vous êtes jeune, et un tas de possibilités s'ouvrent à vous. Vous pouvez communiquer avec une personne sans parler, juste par interfaces interposées. De plus, vous avez accès à toutes les publicités inhérentes à l'endroit où vous vous trouvez. Vous pouvez ainsi commander tout ce que vous voulez quand vous le voulez, encore et toujours par l'intermédiaire de votre interface.

Titus et ses amis décident, ce soir-là, de se rendre sur la Lune. Ils vont en boîte, et rencontrent une adolescente comme eux, Violet, venue sur la Lune pour la première fois. Ils sympathisent.
Soudain, un inconnu s'approche, et les touche tous en répétant la même phrase. Il pirate leurs interfaces, ce qui fait qu'ils se mettent tous à répéter cette phrase, comme une litanie. Les autorités sont obligées de les déconnecter.

Critique:
Au début, quand on lit l'histoire de ces adolescents qui vont sur la Lune, on se trouve dans une ambiance détendue. On s'amuse bien avec eux. On se dit même qu'on aimerait bien avoir une interface. Et puis, tout cela se fissure. Deux choses d'apparence insignifiante m'ont fait revenir sur mon extase à propos de l'interface. D'abord, Loga est la seule à ne pas être déconnectée, car elle n'a pas été touchée par l'homme qui a piraté les interfaces. Pendant qu'elle rend visite à ses amis privés de contact avec le reste du monde, elle communique avec d'autres amis, restés sur Terre, par interface. Elle a une attitude très égoïste et insouciante.
D'autre part, alors que les adolescents ne sont pas encore déconnectés, l'un d'eux se met à commander n'importe quoi, et affirme qu'il ne sait même pas lui-même pourquoi il commande cela, et qu'il ne s'en servira pas. L'interface permettant d'accéder à n'importe quoi n'importe quand, on commande comme ça, sans trop savoir pourquoi, on ne se rend plus compte de la valeur des choses.

Ce qui arrive par la suite est une terrible illustration de l'égoïsme, et de la superficialité des gens possédant une interface. Le père de Violet explique pourquoi il ne voulait pas que sa fille en ait une. Il a finalement cédé à la pression de la société. Il a tenté d'agir au mieux, afin d'éviter que sa fille soit une paria.

Ce livre est donc une critique assez percutante et acerbe de la société de consommation. Les gens deviennent dépendants de leur interface, ne pensent plus vraiment, ne réfléchissent plus, et la personne qu'on a voulu préserver se fait broyer par le système. Bien sûr, on me rétorquera que Violet aurait dû avoir une interface plus tôt, et rien ne lui serait arrivé. Pourtant, les quelques années où elle n'a pas eu d'interface ont fait d'elle quelqu'un qui réfléchit, qui s'intéresse à tout, qui cherche à comprendre, à apprendre. La petite révolte de son père la rejette, l'expulse du système. La façon dont l'auteur nous montre l'injustice, la primitivité de cette société est bouleversante. On est choqué, anéanti. Mais n'est-ce pas ce que l'auteur voulait? Il nous prévient, nous avertit: on ne doit pas devenir comme ces gens qui ne réfléchissent plus.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Nadine Wergi-Feuss pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

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lundi 22 janvier 2007

lundi
22
janvier 2007

Sommeil de sang, de Serge Brussolo.

Sommeil de sang L'ouvrage:
La planète Almoha abrite trois peuples: les carnivores, les nomades, et les autonomes. Les animaux sont de gigantesques bêtes, inoffensives, et ne se défendant jamais: les animaux-montagnes. Les carnivores dépendent des animaux-montagnes. Ils sont d'énormes consommateurs de viande. Ils en mangent, et s'en servent pour d'autres choses: certains s''en habillent. La viande d'animal-montagne a également des propriétés curatives. Les carnivores ont également besoin des autonomes pour travailler dans les abattoires dirigés par les bouchers. Les bouchers ne peuvent employer que des autonomes, car ceux-ci ne risquent pas de dérober de la viande pour la manger. En effet, ce peuple se nourrit de ses cheveux et de ses poils pubiens. N'importe quelle autre nourriture les dégoûte, et les empoisonnerait, de toute façon.
Les nomades ont besoin des carnivores, avec qui ils font du troc, et qui les fournissent en peaux d'animaux-montagnes. Ces peaux leur servent d'habitations. Ils étendent une peau dans le désert, et la tribu vit dessus.
Les autonomes dépendent des carnivores qui les paient pour leur travail. Mais ce serait le peuple qui survivrait le mieux, si les deux autres disparaissaient.

An est une autonome. Elle est considérée comme l'une des meilleures au travail. Malheureusement, tout change, lorsqu'à la suite d'un accident du travail, elle est irrémédiablement mutilée. Elle est désormais inutile. Mais ce n'est pas tout. Des rumeurs courent: il semblerait que tous les autonomes devenus handicapés soient enlevés et donnés en pâture aux carnivores qui s'amusent à les torturer.
An ne veut pas connaître ce sort. Elle doit donc trouver un moyen de fuir. La solution serait d'être acceptée par une tribu nomade. Justement, certaines sont de passage en ville.

Sarah est vieille. Elle sent que sa fin est proche. L'enfant qu'elle a réussi à dénicher, après des années de recherches doit être protégé. Sarah fait partie de la tribu de Ghal. Celui-ci a pour mission de trouver quelqu'un en qui Sarah pourra avoir confiance, quelqu'un qui aura soin de l'enfant.

Critique:
Pour moi, ce livre fait partie des bons romans de Serge Brussolo. D'abord, il y a ces peuples qui dépendent les uns des autres, et qui sont condamnés à cohabiter.
Les carnivores sont détestables. Ils n'hésitent pas à sacrifier les animaux-montagnes, et à gaspiller leur viande en futilités. Ils savent, par ailleurs, que les animaux-montagnes, ne se reproduisant pas, ne sont pas infinis. Un jour, il n'y en n'aura plus. Et ils continuent à gaspiller. C'est un peu le même principe que ceux qui vont habiter dans des zones à risques, et qui pleurent lorsque leur maison est emportée par une catastrophe naturelle.

Ensuite, chaque peuple a ses coutumes. Ce sont des coutumes inventées, mais l'important est qu'elles nous montrent une autre façon de penser, et nous forcent à avoir l'esprit ouvert. Par exemple, pourquoi se moquer ou être dégoûté de voir un peuple se nourrir de ses cheveux? Bien sûr, on peut trouver certaines habitudes idiotes, ou en réprouver d'autres, mais on a plutôt envie de dire: pourquoi ne pas tous vivre dans la tolérance de l'autre, tant que personne ne se gêne? On voit bien que les carnivores méprisent les autres peuples, juste parce qu'ils ne sont pas comme eux.

Ensuite, l'intrigue est bien menée. Le suspense vient s'ajouter aà la science fiction. On a envie de savoir qui est l'enfant, puis on s'engage avec An et lui dans la course-poursuite.
An est un personnage brussolien moins mou que certains.
On s'attache aux personnages, et l'intrigue est bien menée, sans temps morts. La fin est d'autant plus atroce.

C'est un bon livre, mais les amateurs de fins obtimistes seront déçus par la fin, d'abord pour les personnages principaux, et ensuite parce qu'une autre fin aurait été l'annonce d'un monde meilleur, à condition que les shankras soient pacifiques. Mais ils auraient été sûrement moins répressifs que les carnivores. Une telle fin n'est pas surprenante de la part de quelqu'un qui pense pis que pendre de la société.

lundi 27 mars 2006

lundi
27
mars 2006

La planète des ouragans, tome 3: Naufrage sur une chaise électrique, de Serge Brussolo.

La planète des ouragans T3 L'ouvrage:
Nathalie et Cédric doivent fuir Almoha. Ils sont recherchés, car Nathalie possède des documents que le Saint-Allègement voudrait faire disparaître. Ces documents sont trop compromettants. Le Saint-Allègement n'hésite pas à faire passer Nathalie pour une sorcière, sur l'avis de recherche qui est publié. Nathalie et Cédric n'ont pas énormément d'avance...

L'enfant sait qu'elle doit s'abriter quelque part à cause des trombes aspirantes. En effet, à la prochaine tempête, si elle est dehors, elle sera emportée, ainsi que Cédric, dans le volcan de Santal. La fillette commence à échaffauder un plan. Elle connaît un endroit où, jadis, est tombé un morceau de météorite fondu. Plus tard, le morceau s'est solidifié, le sol s'est donc couvert de métal. Des chevaux vivent à cet endroit. Leurs sabots se sont chargés de copaux de métal, et au fil du temps, ils ont pu s'aimanter au métal. Lorsqu'une tempête fait rage, ils libèrent des décharges électrique, ce qui les aimante à la plaque métallique. Nathalie pense que si elle arrive à les apprivoiser, ils la protègeront de la tempête. Personne n'ose poser le pied sur la plaque de métal à cause des éventuelles décharges électriques. Mais là aussi, Nathalie a un plan.

Sur son chemin, elle rencontre Corn, un apprenti-forgeron, puis Sylvia, une monitrice, à la tête d'une troupe d'enfants. Ils fuient tous les prêtres du Saint-Allègement, car ils ont peur de servir de sacrifices humains. Nathalie leur raconte son plan, et ils partent tous vers la plaque métallique.

Critique:
Si le tome 2 est moins bien que le tome 1, le tome 3 est encore moins bien que le tome 2, à mon avis. Cela traîne beaucoup. En outre, on se demande pourquoi Nathalie s'embarrasse de certains, comme Corn, qui est vraiment bête, méchant, et macho. Quant aux enfants, même s'ils sont pénibles, on comprend pourquoi elle les emmène.

Il y a de bonnes idées, comme par exemple, celle de l'arbre mou, mais l'action est assez lente.
Et Brussolo copie-colle encore au moins un passage du tome 1, en changeant les noms. C'est un passage court, mais c'est un peu agaçant. On comprend qu'il n'ait pas envie de réécrire une explication déjà donnée, mais de la copie toute bête, c'est un peu dommage...

Brussolo nous montre l'homme dans toute sa perversité, lorsqu'après la première tempête, Corn propose de tuer un cheval. Nathalie est révulsée par cette idée, mais malgré son horreur et son immense peine, elle ne peut pas s'empêcher de prendre part au festin. On la voit dans une situation extrême (elle a très faim), et on comprend son dilemme.

La fin est ouverte. On attend la suite. Je suppose que l'auteur l'a fait exprès, afin de pouvoir écrire une suite. Seulement, cette suite se fait attendre, étant donné que "Naufrage sur une chaise électrique" date de 1986, et qu'à ma connaissance, il n'y a pas encore de suite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

jeudi 23 mars 2006

jeudi
23
mars 2006

La planète des ouragans, tome 2: La petite fille et le doberman, de Serge Brussolo.

La planète des ouragans T2 L'ouvrage:
Ici, nous retrouvons Nathalie, rencontrée dans le tome 1. Je n'en n'ai pas parlé dans ma critique du tome 1, car elle n'est pas très importante.
David, Judi et Saba font une halte chez Nathalie et son père, Jean-Pierre. Le vent ayant emporté Cécile, la mère de Nathalie, Jean-Pierre est devenu comme fou, et retient sa fille de douze ans prisonnière dans la maison, ainsi que Cédric, le doberman de l'enfant. Au fur et à mesure des tempêtes, la maison se rapproche dangereusement de la mer. Jean-Pierre projette de tuer Nathalie, puis de se suicider, si la maison se trouvait immergée. Nathalie voudrait s'enfuir. David la prend en pitié, et le jour de son départ, lui offre une brioche, avec une lime à l'intérieur. C'est ainsi que Nathalie et Cédric s'en vont.

Nathalie erre donc en compagnie de son chien. Elle réussit à se faire prendre en stop par quelqu'un qui se rend dans la ville d'Almoha. Ne sachant où aller, Nathalie se laisse emmener là-bas. Mais une fois dans la ville, elle ne sait toujours pas où s'abriter, et comment manger. Une bande de gamins errants qu'elle a osé défier lui conseille d'aller dans le parc zoologique. Au moment où elle va y entrer, l'un des enfants lui apprend que le parc est miné, et que, de surcroît, les mines sont mobiles. Il y a bien un endroit du musée accessible, où sont entreposés des animaux taxidermisés, mais il faut traverser le parc pour l'atteindre. Nathalie décide de se fier à l'instinct de Cédric pour traverser le parc...

Isi est musicienne. Elle joue des mélodies capables de charmer les animaux et les gens. Ces airs font que les maux de ceux qui les entendent disparaissent. Isi et ceux qui exercent le même métier seraient donc des bienfaiteurs...

Critique:
Ce livre a d'abord été édité sous le titre "Abattoir-opéra". Le sous-titre de son titre actuel est "Déambulation dans l'ossuaire secret d'un silencieux massacre".

Contrairement au tome 1, ce livre est lent à démarrer, il traîne beaucoup. Il y a encore des idées originales, et lorsque l'histoire finit tout de même par prendre forme, lorsqu'on découvre ce qui se passe réellement, elle est intéressante. Parfois, ce n'est pas une mauvaise chose, que l'histoire mette un peu de temps à s'installer. Par exemple, dans "L'oeil de la pieuvre", qui est le tome 1 de "Sigrid et les mondes perdus", il y a des digressions, et le vif de l'histoire n'est pas très vite atteint. Mais toutes les digressions sont intéressantes, car elles montrent des idées très bonnes et originales. Mais ici, on voit beaucoup Nathalie qui marche, qui se demande où aller, comment elle va manger, si elle va réussir à traverser le champ de mines...

En outre, pour résumer certaines idées du tome 1, Brussolo se contente de faire quelques copiers-collers, en changeant les temps, et les noms des personnages, selon le cas. Je trouve cela un peu facile, et ennuyeux, surtout quand on lit les trois tomes à la suite... De plus, je ne sais pas s'il était nécessaire qu'il copie-colle ces passages... Je ne sais pas si cela apporte vraiment quelque chose à l'ouvrage.

Dans la ville d'Almoha, les gens essaient, bien sûr, de contrer les tempêtes. En fait, le Saint Allègement a réussi à faire passer l'idée que Santal s'alourdit à cause des gens, des immeubles, etc, et que les tempêtes sont là pour faire le ménage. Donc, on prône la maigreur. Certains se sont même transformés en nageurs aériens. Ils sont rattachés à des ballons d'hélium, et flottent dans les airs. Ils ont fait voeu de ne jamais plus poser le pied par terre. C'est une idée intéressante, mais j'ai un petit doute quant à sa vraisemblance. D'après ce que j'ai compris, les ballons sont de communs ballons de baudruche, comme on en trouve partout. Il me semble que même gonflés à l'hélium, ces ballons ne sont pas assez gros, (donc, ne peuvent pas être assez remplis de gaz) pour soulever une personne, si maigre soit-elle.

A la fin, nous sommes confrontés au cas de conscience d'Isi. Ce qu'elle décide de faire nous la rend détestable, mais comment aurions-nous agi, à sa place?

Ce livre n'est pas trop mal, mais on est déçu par rapport au tome 1.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

lundi 20 mars 2006

lundi
20
mars 2006

La planète des ouragans, tome 1: Le rempart des naufrageurs, de Serge Brussolo.

La planète des ouragans T1

L'ouvrage:
David, Judi et Saba se rendent tous les trois sur la planète Santal. David y est envoyé par l'organisme pour lequel il travaille. Il doit étudier la planète, et faire un rapport grâce auquel on décidera d'installer une station de sport sur Santäl.

Judi est là pour vendre des produits obésifiants. En effet, certains habitants de Santal feraient tout pour devenir obèses. Les produits de Judi décuplent la faim, ce qui fait que les gens mangent des quantités impressionnantes de nourriture, et grossissent très vite. Mais pourquoi veulent-ils grossir? C'est leur façon de contrer les tempêtes qui soufflent sur Santal, tempêtes si fortes qu'elles emportent les gens, les arbres, les maisons... Certains habitants tentent donc de devenir des "pesants", afin de ne pas s'envoler.
Ceci n'est que l'une des tactiques utilisées pour se défendre de la tempête. Au fur et à mesure de leur périple, David, Judi et Saba rencontreront d'autres gens qui utilisent d'autres moyens.

Saba vient de Cythonnia. A leur naissance, une sorcière grave l'avenir des cythonniens sur leur corps. Elle utilise une encre sympathique qui ne se voit que lorsque la peau est exposée au soleil du volcan de Santal. Saba fait donc son voyage d'initiation sur Santäl. Il est temps pour elle de connaître son avenir.

Critique:
Les trois voyageurs parcourent la planète, sont pris dans les tempêtes, et rencontrent des gens qui font ce qu'ils peuvent pour se préserver des trombes aspirantes. Cette psychose des tempêtes fait que certains deviennent fous, et emploient des méthodes incroyables. Certains creusent des galeries sous le sol et s'y enfouissent. Certains s'abritent dans des moules géantes indéracinables, en attendant que la tempête soit finie...

J'ai beaucoup aimé ce livre, plein d'idées et d'imagination. De plus, il ne traîne pas du tout. Les intrigues sont bien ficelées. Le roman explore bien la psychologie des personnages.

Le personnage de Saba est assez impressionnant: elle a été formatée par les habitants de sa planète, et elle croit que sans son horoscope tatoué sur son corps, elle n'est rien. Elle ne peut plus réfléchir, elle n'a pas d'esprit critique. Son attitude montre le danger de l'assujettissement de l'esprit à un dogme.

Le personnage de Judi est assez détestable. Elle est égoïste, froide, calculatrice... Elle est également très lucide...

Le personnage de David rappelle certains personnages de Brussolo. Il est gentil, attentionné, il veut essayer de sauver le monde... C'est un sentimental. Il est peut-être irréaliste, mais il est préférable à Judi.

On retrouve certains thèmes chers à Brussolo. Par exemple, une situation extrême conduisant certains à accomplir des folies, et à y croire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.


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