Conduite en état Livresque

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J'ai toujours su que le monde était une sinistre plaisanterie.
Philippe Djian dans "37,2 le matin".

lundi 23 juillet 2007

lundi
23
juillet 2007

Le peuple des rennes, tome 2: Le frère du loup, de Megan Lindholm.

Voir la critique du tome 1.

L'ouvrage:
Tillu, la guérisseuse, et son fils, Kerleu, font maintenant partie du peuple des rennes. Mais toutes les précautions qu'a prises Tillu sont réduites à néant, car Carp les a retrouvés. Il exerce plus que jamais son influence sur Kerleu. Il ne le quittera pas. Il le dit son apprenti. Tillu sent son fils lui échapper.

Carrie, la fille de Capiam, chef du peuple, doit bientôt se marier. Elle ne le désire pas. Seulement, ses parents prennent son refus pour un caprice. Elle se dit qu'ellepourrait l'éviter en se faisant marquer le corps des symboles de la chouette. Elle prétend lui appartenir. Si les marques le prouvent, son futur époux ne la voudra pas, et annulera les noces. Elle demande son aide à Tillu.

Kelta et Rolk, épouse et fils de Capiam, sont soudain atteints d'une forte fièvre. Tillu se bat difficilement contre le mal qui semble frapper également le chef. Joboam, qui cherche à nuire à Tillu, et à détrôner Capiam, excite la tribu contre la guérisseuse. C'est elle qui a apporté le malheur. Tout est de sa faute, et Capiam n'est pas un bon chef, puisqu'il l'a acceptée au sein de sa tribu.

Critique:
Le tome 2 est aussi passionnant que le tome 1. Cependant, le mystère et l'étrangeté dont est entouré le tome 1 se dissipe quelque peu ici. L'ambiance n'est pas tout à fait la même. L'espèce de magie du tome 1 est moins présente.

Cela ne m'a pas empêché d'apprécier l'histoire et les personnages. Des problèmes assez fréquents se retrouvent dans la tribu de Capiam, et cela nous montre que certains comportements se retrouvent partout. Par exemple, les parents de Carrie sont enfermés dans leur raisonnement, et sont persuadés qu'ils agissent au mieux pour leur fille.
Celle-ci, sûre qu'elle ne peut et ne doit pas révéler son secret, s'enferme dans la superstition pour essayer d'éviter ce mariage. Elle est fragile, et le frêle équilibre qu'elle réussit parfois à assurer s'écroule. Elle donne facilement sa confiance, et cela la perd. Elle la donne à une personne qui la piétine, qui n'en fait pas grand cas. C'est un personnage qui suscite des sentiments contradictoires. Parfois, on a envie de la secouer, de lui ordonner d'aller s'exprimer devant ses parents; parfois, on a envie de la protéger. Tillu passe d'ailleurs par ces sentiments.

Le personnage de Carp est détestable. C'est le type même du parasite.
Joboam ne surprend pas le lecteur, étant donné ce qu'il a vu dans le tome 1.
Heckram est parfait. Cela peut être un peu agaçant: il comprend tout mieux que ceux de la tribu, il accepte et aime Kerleu, il comprend Tillu sans qu'elle lui dise clairement les choses... Personnellement, j'aime bien ce personnage, mais je peux comprendre qu'il ait pu en agacer certains.

Kerleu évolue. Il se transforme. Il fait ce qu'il a toujours eu envie de faire. Il réalise son rêve, sa vocation. Cela le change. Dans le monde de la tribu, dans les gestes quotidiens, il est gauche, il ne s'adapte pas. Mais lorsqu'il réussit à devenir nadj, on ne le reconnaît plus. Il se montre rusé, débrouillard, fin...
Tout comme Tillu, je ne crois pas en un réel pouvoir chaman. Mais je crois en l'intuition de Kerleu.

L'histoire d'amour que laissait présager le tome 1 a lieu dans le tome 2. Je ne l'ai pas trouvée trop téléphonée. On l'attend depuis le tome 1.
Il est amusant qu'Heckram et Tillu ne découvrent jamais qui a donné la potion à Ella, et qu'ils croient chacun que c'est l'autre, jusqu'au bout.

Si on a aimé le tome 1, on aimera le tome 2. La seule différence est que l'accent est plutôt mis sur l'histoire et la psychologie des personnages, alors que le tome 1 prenait le temps de planter le décor. Et en matière de psychologie des personnages, c'était surtout celle de Tillu qui était mise en avant. Ici, on voit un peu plus celle des autres.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

lundi 16 juillet 2007

lundi
16
juillet 2007

Le peuple des rennes, tome 1, de Megan Lindholm.

Note: Tout au long de mon article, lorsque je donne le nom de l'auteur, je mets le lien vers son site. Néanmoins, pour ceux qui voudraient un site francophone, il existe un site de fans très fourni, très accueillant: un paradis pour les admirateurs de l'auteur. C'est Les rivages maudits. Je vous conseille vivement d'y faire un tour si vous aimez ou découvrez l'auteur.

L'ouvrage:
Lorsqu'elle était enfant, Tillu a été enlevée à son père par des pillards. Elle a été violée par eux. Plus tard, naîtra un enfant, Kerleu.
Tillu consacre sa vie à protéger cet enfant pas comme les autres. Kerleu semble simple d'esprit, à première vue. Mais c'est plus compliqué que ça. Pour lui, les choses essentielles ne sont pas les mêmes que pour sa mère et les autres personnes.

Carp, le chaman de la tribu où Tillu officie en tant que guérisseuse, veut faire de Kerleu son apprenti. Il est sûr qu'il sera un grand chaman. Lorsqu'il commence à l'initier, Tillu le supporte très mal. Lorsque Carp décide de s'établir dans la tente de la guérisseuse, c'en est trop. Tillu quitte la tribu, emmenant Kerleu. Ils vont désormais vivre seuls, et Tillu devra se battre pour les nourrir.

Critique:
Mon résumé ne précise pas à quelle époque se passe le roman. En fait, on ne le sait pas trop. On a l'impression que c'est pendans une période très reculée. Le livre ne présente aucune indication spatio-temporelle, et nous devons deviner où et quand l'action se passe. Comme il y a des tribus, que ces tribus chassent, qu'ils ont des couteaux en os ou en bronze, qu'ils fabriquent des objets eux-mêmes, j'ai pensé que cela se passait peut-être pendant la préhistoire... Mais cela pourrait également se passer bien plus tard, et les peuples décrits pourraient être des peuples nomades... N'oublions pas que le peuple des rennes est appelé ainsi parce qu'il domestique des rennes. Cela ne peut donc pas se passer pendant la préhistoire.
Sur son site, Megan Lindholm explique que ce livre est d'abord de la fantaisie, et qu'il est quasi préhistorique. Elle a donc imaginé un monde où les comportements rappellent une période reculée de notre monde.
En tout cas, l'absence d'indications spatio-temporelles entoure le livre de mystères, de même que l'attitude de Kerleu.

Je ne savais pas trop ce qu'allait m'apporter ce livre. Le mystère, les façons de vivre de diverses tribus, l'amour possessif et plein d'abnégation de Tillu pour son fils, l'énigme qu'est Kerleu, l'autre énigme qui concerne la mort d'Ella, l'histoire d'amour qui se dessine... tout cela m'a beaucoup plu. Bien sûr, j'ai deviné certaines choses. De plus, si on enlève la dimension préhistorique, certains événements pourraient faire penser à du roman de gare, mais je trouve que tout est bien amené, et que l'intrigue est passionnante. On a envie de savoir la suite, et ce qu'on devine est assez vite révélé, donc le fait qu'on l'ait deviné n'est pas si grave.

On se doute que l'union entre Heckram et Ella est un échec, étant donné qu'Heckram n'aime pas sa promise. La prédiction de Kerleu accentue notre impression que quelque chose va arriver à Ella.
On devine également que Tillu et Heckram vont finir par se mettre ensemble. A la fin de ce livre, qui est le tome 1 de la série, ils ne sont pas vraiment ensemble, mais les événements et Kerleu nous le laissent penser.
Il est dommage que le personnage d'Ella soit facilement détestable. Si elle se montrait compréhensive envers Kerleu, à l'instar d'Heckram, elle exaspèrerait moins le lecteur, et il serait sûrement plus peiné que soulagé de ce qui lui arrive. Il partagerait la peine de sa famille et d'Heckram. De plus, il aurait moins hâte qu'elle soit rayée de la carte pour qu'Heckram découvre qui il aime.
Le personnage de Joboam est un peu caricatural, mais ce n'est pas tellement gênant.

J'ai été très surprise d'aimer ce livre. En effet, j'ai essayé de lire la série "Les enfants de la terre", de Jean Auel, que certains m'ont vantée. Je n'ai pas accroché. J'ai eu du mal à finir le tome 1. J'en ai déduit que c'était moi qui n'aimait pas les romans qui se passent dans des temps reculés. Ici, l'intrigue m'a beaucoup intéressée, ainsi que la façon de vivre des tribus décrites, et la façon dont les guérisseurs opéraient. Bien sûr, Megan Lindholm a d'abord écrit un roman de fantaisie qui ressemble à un roman préhistorique. C'est peut-être ce mélange qui a fait que cela m'a plu.

Megan Lindholm écrit d'autres romans de fantaisie sous le pseudonyme Robin Hobb. Elle estime que les deux pseudonymes sont nécessaires, car elle n'explore pas les mêmes pans de la fantaisie en tant que Robin Hobb et en tant que Megan Lindholm

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

mercredi 18 avril 2007

mercredi
18
avril 2007

Les métamorphoses, d'Ovide

Métamorphoses

La mythologie gréco-romaine est riche en petites histoires extraordinaires, mettant en scène dieux et hommes, animaux, arbres, êtres fantastiques et divinités naturelles. Nous en connaissons tous au moins une ou deux, l'histoire de Narcisse, d'Arachnée, de Daphné, les conquêtes de Zeus ou Jupiter, Orphée et Euridyce... Mais ce que l'on trouve ici, dans ce long poème d'Ovide, c'est une énorme somme de toutes ces histoires, toutes basées sur une thématique précise, celle des transformations : hommes en animaux ou végétaux, voire en dieux, dieux en vue de séduire des mortel(le)s, femmes qui changent de sexe, ou qui acquièrent des caractéristiques des deux à la fois (Hermaphrodite)... L'on assiste également à des passages plus épiques, comme une grande bataille entre hommes et Centaures au moment des noces de Pirithoüs, ou la description d'une tempête sur la mer...
Bref, une oeuvre éclectique qui nous permet d'avoir un immense aperçu de diverses légendes antiques, qui pour la plupart ont pour but d'expliquer la naissance ou les caractéristiques de tel ou tel phénomène naturel : qu'est-ce que l'ambre ? pourquoi l'araignée tisse-t-elle de telles toiles ? pourquoi le plongeon (oiseau marin) porte-t-il ce nom ?...

Outre l'intérêt scolaire que présente cette oeuvre, elle permet également à nous adultes de poursuivre notre culture mythologique, avec de nombreuses histoires qui sont souvent une explication poétique de tel ou tel élément. Je ne peux que vous conseiller de lire au moins quelques pages, vous trouverez ce que vous cherchez : romantisme ou gore, tout y est !!
Si vous ne lisez pas le latin dans le texte (moi non plus, je vous rassure !!!), je vous conseille l'édition établie par Jean-Pierre Néraudeau pour les éditions folio classiques, car elle est très agréable à lire, la traduction n'est pas trop éloignée du texte, sans être basiquement scolaire, et l'apparat critique est très riche de notes et renvois qui éclairent le texte et nous permettent parfois de comparer plusieurs versions du mythe que l'auteur nous rapporte. L'on peut également trouver des éditions en plus petit format, qui ne reprennent que quelques livres parmi les quinze que compte l'oeuvre complète, voire seulement quelques histoires, mais il vaut mieux à mon sens acheter l'ensemble pour pouvoir le feuilleter à loisir au gré de ses envies.

Sinon, la traduction française et le texte original sont disponibles sur internet, sur le site des Bibliotheca Classica Selecta. Vous pouvez également trouver sur ce site d'autres textes grecs et latins, et VO et en VF, mais (avis aux élèves qui nous lisent) les traductions sont souvent très littéraires et très éloignées du texte original. Elles permettent donc d'avoir une idée du sens, mais ne pensez pas les copier pour les rendre à vos profs, qui verraient tout de suite que vous n'êtes pas l'auteur de ce que vous rendez !

lundi 17 juillet 2006

lundi
17
juillet 2006

Les chroniques de Narnia, tome 2: Le lion, la sorcière blanche, et l'armoire magique, de Clive Staples Lewis.

Les chroniques de Narnia T2 L'ouvrage:
A cause des bombardements, pendant la seconde guerre mondiale, quatre frères et soeurs sont éloignés de Londres. Ils vont chez un vieux professeur.
En jouant, Lucy se cache dans une armoire. Elle se rend soudain compte que son environnement change du tout au tout. Elle se retrouve dans une forêt enneigée. Elle rencontre un faune, Tumnus, qui, après une petite discussion, lui avoue que la sorcière de ce monde lui a ordonné d'enlever et de lui emmener tout enfant qui s'aventurerait dans cette forêt. Il laisse Lucy repartir. Cela lui sera fatal.

Lorsque Lucy retrouve ses frères et soeurs, et qu'elle leur raconte ce qu'elle vient de vivre, ils ne la croient pas.
Plus tard, Edmund, l'un de ses frères, va lui aussi, découvrir le monde de Narnia. Mais lui va rencontrer la sorcière blanche.

Critique:
Le tome 1 m'a un peu agacée, le tome 2 a fait monter mon agacement d'un cran. On retrouve des leçons de morale à deux francs, et beaucoup de manichéisme. La sorcière, elle est méchante, elle veut neutraliser les quatre enfants, car une prophétie a annoncé qu'ils seraient rois. Elle veut dominer le monde de Narnia. Bien sûr, ce sont des motivations suffisantes, puisqu'on connaît des gens avides de pouvoir, qui en deviennent caricaturaux.

Lorsque le père Noël offre des cadeaux aux enfants, il dit qu'une femme qui se bat, ce n'est pas beau. Tiens donc! Et pourquoi? Parce que les femmes, ça doit être doux, faire des enfants, faire la cuisine et le tricot?
Ensuite, il offre une machine à coudre à madame Castor, et lui explique qu'il va la livrer chez elle, car à ce moment-là, madame Castor ne s'y trouve pas. Oui, sauf que si la sorcière passe, elle va détruire la machine à coudre. C'est d'ailleurs ce dont a peur madame Castor à propos de son ancienne machine. Si la sorcière passe avant, ça ira, mais cela n'est pas précisé.
(Oui, je sais, je pinaille, et ce détail n'est pas si important.)

A un moment, Edmund est ensorcelé par la sorcière. Il mange des loukoums offerts par elle. Ces loukoums sont comme une drogue: plus on en mange, plus on en veut. Edmund veut tellement en remanger qu'il n'hésite pas à trahir les siens. Il essaiera même de se persuader que l'action de la sorcière n'est pas si terrible, et que celle-ci oeuvre pour le bien du pays.
Lorsqu'elle le maltraite, il revient à la raison, et va s'excuser auprès de ses frères et soeurs. Ceux-ci pardonnent tout tout de suite. Ca aussi, c'est un peu gros. Bien sûr, il était sous l'emprise des loukoums, mais c'est un peu facile.

Sur un forum littéraire, certains disent que "Les chroniques de Narnia" peuvent paraître un peu enfantines, parce que c'est un livre pour la jeunesse. Je trouve que c'est une mauvaise excuse. Je connais des romans pour la jeunesse qui sont enfantins, mais pas forcément niais, manichéens, ou moralistes. Certains ouvrages pour la jeunesse peuvent être enfantins et jolis, sans être niais.

Je ne continuerai pas la série, ayant été trop déçue par ces deux tomes. Donc, si Bernie ou Sugar veulent reprendre le flambeau, la voie est libre!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simonne Reeve pour la Bibliothèque Sonore Romande.

lundi 10 juillet 2006

lundi
10
juillet 2006

Les chroniques de Narnia, tome 1: Le neveu du magicien, de Clive Staples Lewis.

Les chroniques de Narnia T1 L'ouvrage:
Un jour, alors qu'elle est dans son jardin, Polly Plummer, une petite fille, remarque un petit garçon dans le jardin voisin. Elle en est surprise, car les Ketterley n'ont pas d'enfants. Ils sont frère et soeur, et célibataires.
Le garçonnet, qui se prénomme Digory, lui apprend qu'il est ici, car son père est parti pour les Indes, et que sa mère est très gravement malade. Ils sont venus chez Andrew et Lettie Ketterley tous les deux. Digory est le neveu des Ketterley.

Polly et Digory deviennent amis, et s'amusent beaucoup ensemble. Un jour, ils décident d'aller explorer une maison voisine des leurs, qui semble abandonnée depuis des lustres. Ils tombent sur Andrew Ketterley. La porte ne donne pas sur une maison abandonnée, mais sur le cabinet d'Andrew. Celui-ci se montre ravi de les voir ici. En effet, il veut faire une expérience magique sur eux. Par la ruse, il envoie Polly dans un monde inconnu.

Critique:
En général, quand je lis des romans pour la jeunesse, je n'hésite pas à les conseiller également aux adultes. Pas celui-là. Je le trouve un peu gnan gnan, un peu sirupeux... Cela conviendra peut-être aux très jeunes, mais pas au-delà de dix ans, à mon avis.

Quand Digory et Polly sont dans le monde inconnu, ils rencontrent une sorcière, très méchante, qui a tué tout son peuple, et ne rêve que de conquérir d'autres mondes. C'est une teigne autoritaire. Elle nous amuse un temps, mais elle nous tape aussi sur les nerfs. Il y a une scène très amusante, quand la tante Lettie et la sorcière se rencontrent. Lettie ne sait pas que la sorcière est une vraie sorcière, et la prend pour une folle qui délire. Le lecteur est assez satisfait de la façon dont elle s'adresse à la sorcière.
On s'amuse aussi lorsque les animaux essaient de déterminer à quelle race appartient Andrew.

Les personnages sont sympathiques, mais certains sont un peu agaçants, car caricaturaux: Andrew, la sorcière...
Digory est en quête de quelque chose, et cela lui donne un peu de consistance, mais à part ça, lui et Polly n'ont pas l'air d'être des personnages très creusés.

L'histoire de la pomme magique est un prétexte pour faire une petite leçon de morale: c'est mal de voler, de vouloir s'approprier quelque chose, il n'en résultera que des malheurs. C'est bien, mais c'est un peu manichéen.

Peut-être que j'ai trop attendu de ce livre, étant donné qu'on en a beaucoup parlé, et que je l'aurais jugé moins sévèrement si on ne m'en n'avait pas dit tant de bien. C'est un livre mignonet, gentillet, mais je pense que certains ouvrages fantastiques sont bien mieux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simonne Reeve pour la Bibliothèque Sonore Romande.